Sylvie Vaillancourt
Ses rêves sont faits de musique, elle chante, elle joue.
par André Morin
Elle vient d’une famille de musiciens; à l’âge de dix ans à peine, elle se retrouvait sur scène aux côtés de son père et des ses frères et soeurs, réunis dans un orchestre qui faisait la tournée des municipalités de la région. Sa première compagne aura été la musique, une compagne fidèle qu’elle a toujours soignée avec la plus grande dévotion. Les deux sont devenues des inséparables, pour la vie. Elle a fait ses premiers pas sur scène en faisant partie de l’orchestre de son père, monsieur Raynald Vaillancourt, à Saint-Mathieu. Pour tout l’été 1997, elle a renoué avec la scène, en faisant partie de la distribution de la pièce «La guerre des clochers» de Victor-Lévy Beaulieu. Sylvie Vaillancourt était du «Petit peuple choriste», une expérience qui l’a comblée. Elle dont les rêves sont fais de musique, elle a chanté et joué tout l’été, pour son plus grand plaisir et, permettrons-nous de l’ajouter, pour le plus grand plaisir du public.
De «Cégep en spectacle» au «Festival en chanson»:
Avec sa voix et sa guitare, Sylvie Vaillancourt a multiplié les apparitions sur scène pendant toute la durée de ses études. D’abord à l’école l’Arc-en-Ciel, à Trois-Pistoles, suivant les cours de monsieur Jean-Pierre Gagnon. Inscrite au Cégep de Rimouski en bureautique, elle participe à « Cégep en spectacle», en 1988. Et se rend à Petite-Vallée, en 1992, en même temps que Francys Théberge, pour le «Festival en chanson». Elle y interprétera deux pièces: «2 minutes de soleil en plus» de Enzo Enzo et «Femme de sex-symbol» de Linda Lemay.
Une carrière qui s’amorce? «Ça me paraissait tellement inaccessible», nous répond-elle. Mais elle a la musique dans l’âme. Elle fait partie de chorales, elle chante à des mariages, elle organise des spectacles avec Francys Théberge, elle dirige même des chorales de jeunes écoliers dans les écoles primaires en prévision des spectacles de Noël. «La musique fait partie de ma vie, elle me permet de me retrouver, d’y exprimer autant mes colères et mes déceptions que mes joies», nous avoue-t-elle. Et elle entretient un amour réel pour la scène, pour ce contact privilégié entre l’artiste et le public.
«Il va se présenter autre chose»:
Sylvie est confiante... et persévérante. «Si une autre expérience comme celle du Petit peuple choriste se présentait, je dirais oui les yeux fermés». Et elle sent, elle sait, que la magie va opérer, qu’il va se présenter autre chose qui viendra combler ses rêves de musicienne-chanteuse et d’artiste de la scène. La musique se voulant la parole la plus profonde de l’âme, le désir de l’artiste ne peut qu’être comblé. En attendant, elle lance une grosse bise de reconnaissance à Victor-Lévy Beaulieu pour avoir tant permis, à l’été, dans sa «Guerre des clochers».
André Morin
Courrier de Trois-Pistoles
28 septembre 1997
Gens du pays Basques
|